Première balade : Simpson Park Hammock

Après les sorties au centre commercial, au supermarché et dans les différents magasins pour trouver l’essentiel et survivre jusqu’à l’arrivée de notre conteneur, il fallait bien faire une vraie balade. Seul problème, Colin Senior est d’astreinte un weekend sur deux et doit rester scotché à son PC de 11h à 20h. Ca limite un peu les possibilités, surtout quand on a toujours pas de voiture…

Heureusement, pendant mes balades en poussette dans le quartier, j’ai repéré ce parc, à 50m de notre appart-hôtel. D’après GoogleMaps, ça fait un « block » (un « pâté de maison » quoi), donc pas de quoi y passer des heures, juste assez pour sortir un peu avant les 9h d’enfermement de mon poisson. Un petit tour sur internet pour jeter un oeil et vérifier que le terrain est « poussettable » ou s’il vaut mieux prévoir le porte-bébé : a priori, c’est bon.

D’après le site de la ville et mes différentes recherches, le parc est tout ce qu’il reste, ou presque, de la forêt tropicale qui poussait à Brickell, devenu maintenant le Financial District de Miami (en gros, c’est la Défense, en plus sympa et au bord de l’eau). On devrait y voir une bonne vingtaine de plantes rares et quelques animaux locaux. Colin Senior a l’air de m’en vouloir, parce qu’il n’a qu’un seul de ses objectifs, et pour les connaisseurs, les animaux au 50mm, c’est pas évident… Sur le site de la ville on voit une photo de l’entrée du parc, un arbre, et une araignée. Bon. Il fait 28 mais je mets mes baskets et un pantalon long. Pas trop envie de la rencontrer cette araignée.

Nous voilà partis, et aussitôt arrivés. On entre par un petit bâtiment entre deux maisons sur une perpendiculaire de South Miami Avenue. Il faut s’inscrire avec noms, adresse et numéro de téléphone avant d’entrer. Pourquoi? Aucune idée! Dans le bâtiment, une petite expo, quelques photos d’une école du quartier venue faire une sortie, et un accès à une terrasse avec quelques tables. A part nous, il n’y a personne! Soit on a eu la bonne idée de venir sur un jour calme, soit ce n’est pas la bonne époque.

On sort du bâtiment par une porte avec une moustiquaire (je ne regrette pas le choix du pantalon), et quelques marches (ah on a pris la poussette, heureusement, il n’y en aura pas d’autres). Effectivement on se retrouve tout de suite dans la forêt, et donc à l’ombre, ce qui n’est pas désagréable. Il y a un chemin en graviers qui fait le tour du parc. Difficile d’oublier la ville, dans certaines parties, on voit le metrorail ou le haut des tours de Brickell. Il y a même une petite aire de pique nique près d’une mare, ça pourrait être sympa sauf que c’est l’accès technique à la rue qui passe derrière le parc. Pas top pour déconnecter.

Au pied des arbres, on trouve les panneaux classiques des jardins botaniques avec tout un tas de noms parfois imprononçables mais surtout impossibles à mémoriser. Le problème, c’est que pour nous, ils se ressemblent tous! Tout est vert, tout est dense. Plus loin, on trouve des fleurs oranges tombées d’un arbre, mais rien d’autre que du vert au-dessus de nos têtes : c’est clair, on est seuls parce qu’on est venu au mauvais moment. Il doit y avoir une saison pour faire ce parc, un moment où les arbres sont colorés et en fleurs et où c’est beaucoup plus sympa. Sauf qu’en bon français, on s’est dit « mois de mars = printemps = arbres en fleurs ». Ben non.

Un peu déçus donc. On finit le tour du parc en se disant qu’il faudra repérer la bonne saison, mais qu’au moins on s’est aéré un peu, et au passage Mini Colin s’est endormi (Yes!!). Et là, à quelques mètres de l’entrée, une paire d’yeux qui nous regardent! Le photographe est content! Un raton laveur se balade dans la forêt. Il y en a en fait deux. Pas bien farouches, ils se rapprochent jusqu’à quelques centimètres de nos pieds pendant que je filme et que le photographe s’éclate. La balade devient un peu plus intéressante et fun. Finalement, un troisième se pointe, nous regarde de loin, et s’en va. Visiblement, c’est lui le boss, parce que les deux autres s’en vont aussi.

Le tour est fini. On demande si c’était bien des ratons laveurs, la personne à l’accueil ne parle pas un mot d’anglais et nous répond en espagnol qu’elle n’en sait rien, nous parle un peu des moustiques (je n’ai rien dit avant, mais soyez malins : une forêt tropicale, une mare…), Colin Senior rit jaune parce qu’il a eu 6 ou 7 piqûres en 40min et a loupé toutes ses photos (vous avez essayé de prendre des photos sans pied et de vous battre avec des moustiques en même temps? c’est pas très pratique).

On apprendra plus tard qu’on a eu de la chance avec nos ratons laveurs parce que ces petites bêtes sont d’habitude plutôt agressives (et peuvent être porteuses d’un certain nombre de maladies).

 Bilan, il faudra revenir au bon moment, se tenir à bonne distance des ratons laveurs, ne pas oublier l’anti-moustiques, et attendre que Colin Senior ait reçu tout son matos.

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ça a pourtant l’air mignon comme ça…

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2 réflexions sur “Première balade : Simpson Park Hammock

  1. Pingback: Un dimanche de Pâques à Virginia Key… | les Colins à Miami

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