Mini Colin chez la pédiatre

Tous les parents le savent, les premiers mois (surtout pour le premier Mini), la pédiatre est votre meilleure amie. Mais dans un pays étranger, ça se complique un peu : il faut trouver la bonne (ou le bon), dans le réseau de votre mutuelle (sinon, gare à la credit card), et se faire comprendre (bon c’était la partie facile, je vous explique pourquoi après).

Jusqu’à ses 6 mois, Mini Colin a vu la pédiatre au minimum toutes les 3 semaines. Non, pas parce qu’on était parano (bon un peu quand même), mais parce qu’il avait (et a toujours) un estomac sensible, en plus des coliques et autres rhumes chopés à la crèche. Ajoutez à ça les vaccins et les visites de routines, et on y est. Du coup, se dire qu’on va partir dans un pays étranger dans lequel il faudra trouver l’équivalent de son traitement pour l’estomac, et une nouvelle pédiatre facilement disponible, c’est un poil stressant.

Comme on a un super bébé, ses soucis d’estomac se sont calmés avant de partir (l’équipe de notre ancienne crèche nous dirait que sans le stress du « mais on part quand b…. » ça ne pouvait que s’améliorer). Ça n’empêche pas qu’il fallait quand même faire les rappels de ses vaccins. Donc trouver un pédiatre.

Alors on les trouve où ces petites bêtes là? Sur le site de votre assurance santé, ce qui vous permettra d’être certains qu’il fait parti du réseau et qu’il ne vous coûtera pas deux bras (oui ici, le minimum, c’est deux bras) ; ou sur le site du consulat, qui vous indiquera les pédiatres parlant le français (c’est pas beau ça?). Bon, il faudra vérifier qu’il prend votre assurance santé, mais un médecin qui parle votre langue, c’est quand même top. Malheureusement, pour ça, encore faut-il habiter pas trop loin d’un consulat, et avoir des médecins francophones ou francophiles dans votre région. Pour la Floride ça marche, on les trouve . Sinon, vous pouvez aussi tenter French District (pas de pédiatre en Floride pour eux).

Pour nous, c’est une des pédiatres recommandés par le consulat, qui nous a aussi été recommandée par une amie, et qui en plus est dans le réseau de notre mutuelle. Elle est pas belle la vie!

Deux mois après notre arrivée je me décide donc à appeler (oui, oui, 2 mois sans pédiatre! et on ne l’a vu qu’une fois depuis!). J’ai rendez-vous dans les 2 jours, nickel! La veille, on me rappelle pour me confirmer mon rendez-vous.

Le jour J nous voilà donc partis en expédition familiale chez la pédiatre. Oui, 45 minutes de voiture (dont 10 de bouchons), pour un rendez-vous de routine, c’est une expédition.

A l’arrivée, on est en retard, mais la secrétaire nous accueille avec le sourire (personne n’est à l’heure à Miami), et nous donne un dossier à remplir. C’est notre première visite chez un médecin, mais on savait qu’il y aurait quelques infos à donner. Trois pages, dont une qui n’est qu’une décharge à signer, ça va. On rend le dossier, et on attend.

La salle d’attente est assez petite, une vitre type « guichet de la poste » donne sur le bureau de la secrétaire et nous permet de deviner le reste du cabinet. Il y a l’habituelle étagère à magazines (oui, oui, le numéro Spécial Black Sabbath c’était chez la pédiatre), les canapés sont confortables, on se détend.

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La secrétaire vient nous chercher et nous dit de nous installer dans la pièce numéro 3, au fond, à gauche (elle devait pas connaître la blague). On traverse donc l’énorme pièce principale contenant son bureau, et sur laquelle donnent le bureau de la pédiatre et 4 ou 5 cabines pour les consultations. On s’installe donc dans une de ces cabines où nous attendent à nouveau une pile de magazines, une chaise, une banquette, et une table d’auscultation. Jusque là, tout va bien, Mini ne se doute de rien et joue avec sa petite voiture.

Voilà la pédiatre! Elle commence en anglais, et nous demande dans quelle langue nous préférons communiquer, on passe donc au français. Après les nombreuses saisons de Dr House en VO, on pu faire tout en anglais, mais comme notre fils n’a pas de lupus, on avait pas forcément tout le vocabulaire… En tout cas, je vois à sa tête qu’elle m’a grillée dès le début de la conversation : elle sait que je fais ma feignasse et qu’on aurait pu continuer en anglais. L’auscultation se fait comme en France, en dehors de la balance manuelle. Elle note tout sur le papier qui protège la table (mais comment ça s’appelle ce truc?), puis regarde le carnet de santé. Ah bah oui, faut faire tous les rappels de vaccins! Le calendrier des rappels n’est pas tout à fait le même, du coup, certains se font plus tôt qu’en France. Elle nous explique qu’on ne fera pas tout d’un coup, ça ferait trop de piqures. Ici pas de vaccins combinés styles pentavax et tout le tralala, c’est à l’ancienne, à part le DTP, c’est chacun sa seringue. Du coup, elle va en faire deux ce jour là, et deux dans un mois. Ah bon? Maintenant?? Eh oui, maintenant. Ici, on ne vous donne pas une ordonnance pour aller chercher le vaccin à la pharmacie et revenir une semaine plus tard le faire, les pédiatres ont les vaccins de bases dans leur frigo, donc si le stock nécessaire est là, c’est maintenant! Pas de rendez-vous juste pour une ordonnance, la sécu devrait peut-être s’inspirer du principe.

Avant de faire les vaccins, on fait quand même un petit bilan sur l’alimentation, le sommeil etc. Elle doit savoir qu’une fois qu’il aura eu ses deux piqures, Mini ne nous laissera pas en placer une et se fera un plaisir de nous exploser les tympans. Sur le sommeil, rien d’étonnant, mais sur l’alimentation, les principes sont un peu différents de ce qu’on nous avait dit en France. On lui parle d’abord de ses nombreux reflux, elle voit le traitement pour une oesophagite, et nous demande s’il est allaité ou au lait « artificiel ». Puisqu’il n’est plus allaité, elle nous déconseille fortement le lait en poudre, il semblerait qu’un des ingrédients qui permet de le mettre en poudre soit ce qui cause les problèmes d’estomac. Sauf que : 1 son oesophagite, il l’a faite quand je l’allaitais encore,  et 2, les laits liquides sont faits avec des laits aux hormones et autres antibios, et avec du lait de vache ayant bouffé de l’OGM : no f***ing way! On explique que notre pédiatre française a pensé à une petite intolérance au lait de vache pendant l’allaitement, mais qu’après avoir arrêté tous les aliments à base de lait de vache pendant 15 jours, il n’y avait eu aucun changement. Elle nous répond qu’ici on conseille d’arrêter pendant 3 mois pour voir une différence… Bon. Elle nous conseille aussi de lui mettre des céréales dans ses biberons pour éviter une carence en fer, parce qu’apparemment, à cet âge (il avait 10 mois), les bébés perdent tout le fer qu’ils ont accumulé pendant la grossesse. Jamais entendu parler de ça, mais OK. Et enfin, d’après elle, on est censés avoir remplacé par un repas normal le biberon du midi, et la moitié de celui du goûter, alors qu’en France, on devrait déjà être en train de supprimer aussi celui du soir.

Face à tout ça, on a décidé de faire à notre sauce, et de continuer à garder les grandes lignes françaises, en intégrant ce qui ne nous paraissait pas dingue dans les principes locaux. On a donc ajouté les céréales.

On a aussi eu droit à quelques conseils sur les produits pour le corps, apparemment reconnus par les médecins comme étant mauvais pour la peau des enfants (mais pourquoi est-ce qu’ils se vendent alors?). On l’a rassurée en lui disant qu’on continuait à utiliser son gel douche Avène et du liniment. D’après elle, c’est pour ça qu’il a une aussi belle peau 🙂 Je trouve qu’il a une peau normale, mais quand je vois la taille du rayon crèmes anti-érythème fessier à la pharmacie, je comprends ce qu’elle veut dire.

Bref, le bilan est terminé, c’est l’heure des vaccins. Elle part les chercher, revient avec ses deux aiguilles et un tableau d’équivalence pour nous donner le poids et la taille en centimètre et en kilo pendant qu’on prépare nos oreilles. C’est la première fois qu’il « subit » vraiment un vaccin : sa pédiatre française nous faisait mettre des patchs anesthésiant 30 minutes avant, il ne sentait pratiquement rien… Cette fois, il l’a bien senti, et nous aussi. La pédiatre repart pour aller remplir le carnet de santé, et nous laisse calmer sa victime. En récupérant le carnet au bureau de la secrétaire, on se renseigne sur le paiement en prenant le rendez-vous suivant : rien à payer!!!! En fait, quand il s’agit d’un rendez-vous pour les vaccins, ça ne coûte rien (enfin à la mutuelle oui, mais pas à nous).

Un mois plus tard, deuxième rendez-vous, deux piqures de plus, des tympans en moins, et toujours rien à payer.

Le plus positif dans cette histoire de vaccins en deux fois, c’est que Mini n’a pas eu le même contrecoup qu’en France, où il nous en avait fait baver pendant une semaine et avait deux jours de fièvre. Ici, nickel, une grosse sieste, dodo un peu plus tôt le premier soir, et hop! C’est reparti jusqu’à la prochaine, dans un an. Avant cela, il faudra faire la varicelle quand on aura trouvé une crèche (oui, varicelle obligatoire ici…)

Quelques semaines plus tard, on a reçu le relevé de prestations de la mutuelle : 2 rendez-vous, 840$ à la charge de la mutuelle, rien pour nous. Ouf…

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2 réflexions sur “Mini Colin chez la pédiatre

    • En tout cas il vaut mieux avoir une bonne mutuelle, oui. je pourrai t’en dire plus quand on aura fait une consultation sans vaccin (donc le plus tard possible, hein?), mais a priori on a 30$ à mettre de notre poche. Sans mutuelle privée, il y a toujours le Obamacare (qui a l’air d’être un genre de CMU), mais je t’avoue que j’ai encore du mal à comprendre le fonctionnement de ma propre assurance santé, alors je vais attendre un peu avant de me pencher sur les autres…

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