Everglades National Park : Premier essai

Les Everglades, hors saison, et sans aucune préparation, c’est pas une bonne idée! Et pourtant, en saison basse, vous trouverez moins de moustiques, et plus d’oiseaux migrateurs. Malgré tout, profiter de ce parc demande un minimum d’organisation, et surtout, d’avoir vérifié où aller pour trouver ce qu’on est venu chercher. Eh oui! C’est grand les Everglades, très grand! Et le parc est composé de plusieurs écosystèmes bien différents les uns des autres. Allez, à travers la déception de notre première visite, et un peu de comique de répétition à la Benny Hill, on vous explique que cette visite ne s’improvise pas!

On a fait cette première visite au mois d’avril. Ça nous a pris comme ça, un dimanche matin pendant la sieste de Mini Colin. On a seulement regardé le temps de route, pas les activités, ou ce qu’on allait voir, on était sur notre idée de touriste européen : « on va voir des alligators dans les marécages! ». On a donc préparé un pique-nique en vitesse, appelé un collègue de Senior (expat lui aussi) pour lui proposer de venir, et hop! En voiture Simone!

On a profité de la traversée de Miami pour chercher le point d’entrée le plus proche, et pour une raison étrange, on a choisi le Ernest F. Coe Visitor Center (c’était loin d’être le plus proche…). Après presque une heure de route, nous voilà arrivés à l’entrée principale du parc, où une sorte de péage nous attend. L’entrée est bien évidemment payante : 20$ par voiture (valable 7 jours et pour toutes les entrées du parc), 40$ pour un pass annuel, et si vous savez que vous en aurez besoin (c’était notre cas), vous pouvez aller jusqu’au pass annuel America the Beautiful (valable dans tous les parcs nationaux) pour 80$.

Si vous regardez la carte ici, vous verrez qu’on peut appeler notre excursion un « road trip ». On n’est effectivement pas partis plusieurs jours en s’arrêtant dans des motels, mais la visite de cette partie du parc se fait principalement en voiture, avec des sauts de puce de trails en trails. Je rappelle que les trails ici sont des chemins bien aménagés (bétonnés, en gravier, ou sur des pontons), de maximum 1ou 2 km, et 100% accessible en poussette, cane, déambulateur ou autre fauteuil roulant (et c’est quand même pas mal). Parfois, il y a une ou deux marches pour accéder aux pontons, mais c’est bien le plus compliqué à passer. Si vous voulez une vraie rando, il faut chercher les « hiking trails ».

Premier arrêt : le visitor Center. Vous y trouverez tout ce qu’on s’attend à trouver dans un office de tourisme : expo sur le lieu, cartes postales, snacks, etc. Vu qu’on s’était décidé un peu tard et qu’il était déjà 12h, on a préféré se contenter d’attraper une carte, et de passer à la suite. Enfin le collègue de Senior a aussi attrapé des sandwichs style « club SNCF », parce qu’il pensait qu’on trouverait un restau, et n’avez pas compris que nous, on avait prévu la glacière… (et on a bien fait, parce qu’y a pas de restau).

La traversée des Everglades n’est pas du tout ce que vous pourriez imaginer : ne vous attendez pas à une piste au milieu de marécages à perte de vue. La visite se fait sur une belle route goudronnée, bordée d’arbres la plupart du temps, et ponctuée de parkings donnant l’accès aux trails, aux campings, à des aires de pique-nique, ou à des départs en canoë. En gros, toi, touriste motorisé avec ton gros diesel américain (non on peut aussi louer des Prius, mais ce n’est pas le plus fréquent), tu es prié de rester sur une des 3 ou 4 routes qui te permettent d’avoir un aperçu du parc (à condition de t’arrêter, parce qu’on ne voit rien depuis la route), mais si tu veux voir les Everglades, les vrais, va falloir donner de ta personne (et apporter le pique-nique aux moustiques).

Pour le camping et le canoë, je ne peux rien pour dire, sur une balade à la journée (et 100% à l’arrache je le rappelle), le camping ne nous a pas paru utile, et le canoë avec Mini Colin, sans aucune préparation, bof. Mais promis, dès qu’on tente le canoë je vous en parle. Et le camping ? Si vous posez la question, vous n’avez jamais séjourné en camping avec moi… Je deviens une gamine de 4 ans qui se met à hurler parce que la nuit elle prend les chats pour des ours et parce qu’il y a des guêpes dans les sanitaires (vous imaginez dans une région pleine d’alligators). Non, c’est vraiment pas une bonne idée. Par contre, aujourd’hui, je peux vous parler des aires de pique-nique et des trails. C’est un début, non?

Nous voilà partis sur cette belle route toute droite très soporifique. On passe un premier accès à un trail, fermé pour cause d’écobuage (les feux maîtrisés qui servent à débroussailler), on s’arrête donc au deuxième. La faim se fait sentir, je descends seule regarder le plan pour vérifier la longueur et savoir si on mange avant ou après. Ça n’a pas l’air bien long, je m’engage sur quelques mètres pour voir si c’est « poussettable »… et je me retrouve nez à nez avec un gros truc volant ressemblant trèèèès fortement à ma meilleure amie : l’abeille charpentière. C’est quoi ce truc là? Ça a la tête et le comportement d’une abeille, mais c’est noir comme un scarabée, gros comme le pouce, et ça fait un bruit de Harley Davidson… Demi-tour!! Sauve qui peut!! (j’ai dit que j’avais une trouille incontrôlable des abeilles et autres guêpes?). De toutes façons, c’était pas faisable en poussette et j’ai faim, na!

Retour sur la route. On passe quelques départs de canoë, des campings, et on finit par trouver une aire de pique-nique. Il n’y a qu’une seule famille, les tables sont au bord de l’étang (c’est la première fois qu’on voit de l’eau depuis qu’on est arrivés), ça a l’air plutôt sympa tout ça. Pendant notre repas, nos voisins s’en vont, et sont remplacés par une famille japonaise avec le mot « touriste » clignotant au-dessus de leurs têtes! Camaro de location jaune canari, photos à tout va sans vraiment de sujet intéressant, et la gamine coincée au milieu des sacs parce que ben, une Camaro, c’est pas vraiment une familiale! Nous aussi on prend le temps de faire quelques photos après manger : il y a toute une colonie de vautours perchés sur un des arbres bordant le parking, et un autre groupe au bord de l’étang.

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J’en profite pour vous prévenir que les vautours sont un vrai problème dans les Everglades : s’il n’y pratiquement aucun risque de se faire attaquer, il faut quand même surveiller sa voiture. Ils mangent les joints des fenêtres et portières… Si. C’est signalé sur le site officiel, et si besoin on vous prête des bâches…

Ce n’est qu’en repliant les affaires qu’on a vu le panneau qui déconseillait de s’approcher de l’étang, dans lequel on peut trouver des alligators… On avait approché la table de l’eau pour s’éloigner du parking. On a donc eu de la chance qu’aucun gator ne s’invite à l’apéro, parce qu’on est venu les voir, mais pas de si près.

Et nous revoilà sur la route. On décide finalement d’aller tout droit jusqu’au Flamingo Visitor Center, et de faire les trails sur le retour, parce que d’après la carte, au Flamingo, on va enfin voir l’eau, et ces marécages qu’on attend depuis le début du périple!

Flamingo Visitor Center

Encore un Visitor Center? Oui… Sauf que celui-là n’est pas en pleine brousse comme le premier, mais bien au bord de l’eau.

Ce n’est ni la mer, ni un marécage, c’est un estuaire. « Ben il est où le fleuve? » vous allez me dire. Caché! Si, sérieusement, les Everglades sont traversés par deux « rivières » : la Shark River, et Taylor Slough (prononcez slou). Ce sont en fait des marécages un peu plus profond que le reste, et qui coulent trèèèèès lentement (30m par jour) pour aller se déverser dans la Baie de Floride, c’est à dire à la pointe de l’Etat. L’activité humaine a posé quelques problèmes à ces deux « rivières », et donc au parc en général, mais je vous en parle plus loin.

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A Flamingo vous trouverez également une marina, un magasin et des départs de bateaux. Au magasin vous pourrez acheter tout le nécessaire à une journée de pêche (sauf le matériel) ou de balade sur l’eau : snacks, bières, anti-moustiques, chapeaux, chapeaux à filet anti-moustiques, casquettes, crèmes solaires, glaces… et de l’essence. Pas seulement pour le plein du bateau mais aussi pour celui de la voiture, parce que vous êtes déjà à un bon 150km du centre de Miami.

La marina n’est pas exceptionnelle, elle était même quasi vide. Mais! Elle est assez grande pour une famille de lamantins, qui nous a honorés de sa présence et de son ballet aquatique un peu lourdaud, mais tellement magique. C’était la première fois qu’on les voyait depuis notre arrivée, et avec juste une dizaine de personnes autour de la marina, on a pu les observer tranquillement et suivre leurs déplacements. C’est une espèce en danger, mais paradoxalement, facilement visible quand on sait où aller (il y a plusieurs endroits connus, je vous en parlerai au fur et à mesure que je les testerai).

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Pour les boat tours (j’ai bien dit boat, pas airboat), malheureusement pour nous, on est arrivés trop tard, et à la mauvaise saison. Une semaine plus tard, la saison haute démarrait, et il y avait un bateau toutes les heures… Il faudra donc revenir. Il y a deux tours, un dans les marécages, et un dans la baie, avec option coucher de soleil (je vous laisse deviner lequel intéresse Colin Senior). Par contre, ils ne sont pas donnés ($19.35 pour les 5-12 ans et $37.63 au-delà). Mais maintenant qu’on a les renseignements (que vous pouvez trouver ), on va se planifier une deuxième visite de Flamingo!

On a pris 2 bières pour les hommes, et hop! Retour dans….. la voiture!! (heureusement qu’elle est confortable!). Nous voilà partis pour aller voir ce qu’on peut trouver au bout de la route (qui se trouve à moins d’un kilomètre), où l’on sait qu’il y a un trail côtier.

On arrive à un camping, puis une plage, avec une sorte d’amphithéâtre, probablement pour les conférences ou les visites guidées en saison haute. Un trail repart vers Flamingo, le plan en annonce un autre, à l’opposé, plus long. Un vrai chemin de rando quoi! Mais il fait 24km aller-retour, alors en partant à 15h, sans matériel de camping et sans rien pour Mini Colin, clairement, c’est pas une très bonne idée (et puis j’ai dit « camping ») ! Pourtant, après vérification, ce chemin a l’air bien sympa! Donc on en est à une deuxième visite pour le bateau, et une troisième pour le coastal prairie trail. Eh bah voilà, tout un programme!

Mais pour l’heure, mes compagnons de route ne sont pas super chauds pour un trail, ils veulent toujours voir les alligators, et tenter les petits trails de l’entrée du parc. Et re voituuuure! (c’est dommage que je ne puisse pas ajouter une petite musique ridicule à chaque fois que je dis le mot « voiture »).

On retourne sur nos pas vers les premiers trails (non, pas le premier, j’ai insisté lourdement sur le fait qu’il n’était pas « poussettable » pour ne pas aller voir les bestioles volantes).

Premier trail : Mahogany Hammock.

Pour ceux qui n’auraient pas lu l’article sur Virginia Key, un « hammock » n’est pas juste un morceau de tissu tendu entre deux arbres pour une bonne sieste à l’ombre, c’est aussi une zone boisée au milieu de marécages. Et pour ceux qui ne connaissent pas les noms des arbres en anglais (c’est pas une honte, du tout, promis), le mahogany, c’est de l’acajou.

Il était temps qu’on aille faire quelque chose dans ce parc, quand même! Alors plus de 2h après être arrivés, voilà qu’on s’équipe! Anti-moustique bien étalé, porte bébé, lange en guise de moustiquaire et c’est parti! Et vous vous dites « elle a un porte bébé? pourquoi ils ont pas fait le premier trail en porte bébé puisqu’il n’était pas faisable en poussette? ». Bestiole. Volante. Groooosse. Très grosse! Toutes les excuses sont bonnes! Y compris ne pas rappeler aux compagnons de voyage qu’on peut utiliser le porte bébé.

Le trail est une petite boucle de 800m sur un ponton en bois légèrement surélevé. On commence par passer au-dessus de la « prairie », et puis on entre dans le hammock à proprement parlé. On peut voir ça comme une simple forêt très dense, ou on peut s’imaginer les premiers colons européens arriver là et essayer de s’y retrouver. On peut même penser à ceux qui, plus tard, pendant les guerres Séminoles, ont essayé d’aller combattre les Indiens, bien équipés dans leur belle armure en métal. Les Séminoles devaient bien se marrer (les moustiques aussi).

Vous pourrez, entre autre, voir le plus vieil acajou des Etats Unis, mais vous aurez aussi l’occasion de constater les dégâts qu’a pu faire l’ouragan Andrew, même dans un enchevêtrement d’arbres aussi dense.

Bilan : une jolie forêt, une idée de ce qu’était la Floride il y a bien longtemps et de la force des ouragans, et 2 moustiques. Oui, 2. La basse saison c’est cool!

Deuxième trail : Pa-hay-okee Overlook

Toujours pour voir nos gators, on fait une petite recherche gougueule (faut pas être pressé, le réseau dans les Everglades, c’est pas trop ça). A priori, les deux trails sur lesquels on a le plus de chances d’en voir (en dehors des sorties en canoë, et en prenant en compte le fait que ce n’est pas la bonne saison) sont d’abord le Anhinga Trail à l’entrée du parc, et ensuite Pa-Hay-Okee Overlook. Puisque le Anhinga Trail est fermé ce jour-là, le choix est vite fait…

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Pa-Hay-Okee est une toute petite boucle (260m), qui donne une vue sur la prairie et, au loin, sur la Shark River Slough. On commence par un pont juste au-dessus de la prairie, puis on arrive sur un point d’observation, et enfin on redescend de ce point en traversant un « hammock ». Bien évidemment, c’est une boucle, vous pouvez faire l’inverse.

Ce « trail » n’est pas reconnu que pour ses alligators (qui n’étaient pas au rendez-vous), il l’est aussi pour ses oiseaux. Colin Senior est à fond, mais un peu vert (le télé-objectif est toujours quelque part entre Marseille et Miami, voguant sur l’Atlantique), les 260m vont nous prendre 1h30 (je crois qu’on est restés 45min au final, ce qui est déjà pas mal!).

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En plus des oiseaux on a vu pas mal de sauterelles (faut bien qu’ils mangent), mais surtout, ma meilleure amie charpentière était là! Oui, encore! et avec ses copines, à tourner au-dessus du ponton… Joie, bonheur! Le trajet jusqu’au point d’observation m’a paru beaucoup plus long que prévu…

Mais en dehors des insectes, ce que je retiens, c’est que ce paysage n’a strictement rien à voir avec ce que tout le monde connaît et attend des Everglades. L’eau n’est visible entre les herbes que quand on passe directement au-dessus, le paysage rappellerait plutôt ce que je m’imagine de la savane Africaine (et peut-être que là aussi je me fais de fausses idées). Au final, en lisant la carte, ce que l’on nous montre des Everglades dans les films et autres séries ne couvre que la moitié du parc…

Bilan de cette première visite

Partis avec nos clichés en tête, on est revenus un peu déçus. Pas de marécages, pas d’alligators, les vautours qu’on voit aussi de chez nous, et une route interminable. La journée était malgré tout très agréable, si on met de côté nos attentes non satisfaites.

Un peu plus de préparation et de recherches avant le départ nous aurait évité la déception. On aurait choisi l’autre côté du parc (c’est à dire celui longé par le Tamiami Trail), repéré les horaires des activités, et on aurait vu qu’il y avait beaucoup de trajets en voiture.

Cette sortie nous aura tout de même servi de séance de repérage, ce qu’on fait beaucoup. La plupart du temps, quand j’écris un article, je suis déjà allée deux fois sur les lieux : une première fois par curiosité, et une deuxième fois avec une idée précise de ce que je veux voir, revoir, et vérifier pour mon article, pour prendre les photos qu’on n’a pas prises la première fois, et pour tester un jour différent et évaluer le meilleur moment pour la visite.

Ce repérage est fait, je vous en ai parlé au fur et mesure. Cette sortie en bateau m’inspire, j’ai bien l’intention de faire une sortie en canoë quand Mini sera assez grand pour comprendre qu’il doit rester dedans, et surtout les 24km de calme et de nature du Coastal Prairie Trail m’appellent! Mais pour l’instant, il fait beaucoup trop chaud, il y a beaucoup trop de moustiques, tout cela va attendre la fin de la saison.

Quelques infos

Je crois l’avoir un peu trop dit : ce qu’on connaît n’est qu’un monumental cliché très réducteur! Les Everglades, ce ne sont pas que des marécages, ce sont en fait 8 types de paysage et d’écosystèmes différents : prairie, mangrove, hammock, estuaire, cyprès taxodium, slough (ces marécages qui se déplacent), forêts de pins, et zone côtière.

Vous pouvez en apprendre plus sur ces écosystèmes sur le site officiel du parc (en anglais, désolée).

En fait, quand on pense « parc national américain », on a peut-être un peu tendance à penser « grand espace » (ça ok), et paysages à couper le souffle. Mais dans le cas des Everglades, le parc a été créé pour préserver une zone unique, et une biodiversité très particulière et menacée. Ne vous attendez donc pas à en prendre plein les yeux, mais simplement à en apprendre plus sur la faune et la flore de Floride. Si vous voulez en prendre plein les mirettes dans les marécages de Floride, je vous prépare un article sur mon lieu préféré…

Pour en revenir à la protection du lieu, elle est devenue nécessaire à cause de nous, humains (pour changer…). En effet, les eaux du lac Okeechobee (lui-même alimenté par la Kissimmee River) se déversent dans tout le Sud de la Floride, en particulier le Sud-Est. Mais comme un marécage ça n’intéressait personne, les eaux ont été détournées pour l’agriculture, et pour alimenter les villes. La construction de routes a aussi bloqué le passage de l’eau. Il faut dire que la Shark River et Taylor Slough se déplacent à une vitesse invisible ou presque à l’oeil nu, personne n’a donc pensé que cela poserait un problème.

Depuis la création du parc en 1947, des efforts sont faits pour que l’eau revienne. Des dispositifs ont été mis en place pour recréer le trajet originel de l’eau, les routes sont surélevées pour permettre le passage des rivières. Mais il reste d’autres problèmes, et encore une fois, c’est de notre faute (décidément, on est forts pour tout foutre en l’air!).

La montée des eaux, de mer cette fois, amène de plus en plus de sel dans un espace dont la faune et la flore ont besoin d’eau douce. Et la montée des eaux, si je me souviens bien, c’est nous.

Dernier problème, et pas des moindres : les espèces invasives. Ici on les appelle « nonnative species », que ce soit des plantes ou des animaux. L’exemple le plus connu est celui des pythons de compagnie, dont les propriétaires se débarrassent dans les Everglades en se disant qu’ils y seront bien. Effectivement, c’est le cas. Tellement bien qu’ils mangent ce qui aurait du l’être par les alligators et autres crocodiles (ici on trouve les deux), voire même les alligators, pour les plus gourmands. En fait, le python est même responsable de la disparition de plusieurs petits mammifères dans la région. Heureusement, son importation (et celle de plusieurs autres espèces) est désormais interdite en Floride. Mais les dégâts sont faits, ceux qui sont arrivés avant cette interdiction se reproduisent encore dans les Everglades (et ailleurs).

Je vous parle plus particulièrement du python, mais il y a aussi des plantes invasives, un lézard gros comme un varan, un poisson, et des insectes. La liste est disponible sur le site du parc.

Alors voilà, les Everglades, c’est ça : un espace unique à préserver, mais qui ne vous paraîtra peut-être pas aussi « wahouuu » que le Grand Canyon. Finalement, c’est un peu leur Baie de Somme, ça ne vous fera pas vous sentir tout petit, vous ne pourrez pas faire 200 photos n’importe où autour de vous en vous disant que les 200 vont rendre vos connaissances raides dingues de jalousie, mais ça reste un lieu à visiter, en se préparant avant! Notre première escapade et cet article auront au moins servis à ce que vous puissiez apprendre de nos erreurs! La prochaine fois, je vous parle de la partie Nord.

 

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4 réflexions sur “Everglades National Park : Premier essai

    • Mais le air boat, c’est super rapide, cheveux dans la face et bruit d’enfer? ou tu peux le faire en version cool? Parce que moi je veux voir le paysage, pas avaler du moustique…
      Franchement, pour la partie Sud, je conseille plutôt d’aller directement à Flamingo, et de ne faire pratiquement que ça, pour ensuite aller à la Shark Valley. Prendre la voiture toutes les 5min pour aller marcher 500m, c’est un peu longuet…

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