Rocket Launch !!!

Au moment où je commence cet article, à l’arrière de la voiture, en route vers Cap Canaveral, c’est jour de lancement. Enfin on pourrait presque dire « c’est semaine de lancement » puisque notre compatriote Thomas Pesquet était parti pour la Station Spatiale Internationale deux jours plus tôt. L’occasion de vous parler une fois de plus de mon « musée-parc à thème » préféré : le Kennedy Space Center!! Surtout que ce jour-là, on testait un deuxième point de vue, ce qui va me permettre de vous faire une petite comparaison. Allez, on y va!!! 

Un lancement de fusée ! Qui ne rêve pas de voir ça au moins une fois dans sa vie? Malheureusement, ce n’est pas la sortie du week-end pour tout le monde. Il existe 31 bases de lancements dans le monde, mais toutes ne sont pas ouvertes au public. C’est possible (entre autres) à Kourou et à Cap Canaveral, au Kennedy Space Center (KSC pour les intimes). Théoriquement, c’est aussi possible à Baikonour, mais même en payant une des agences de voyages autorisées, l’accès n’est pas garanti (en particulier pour les étrangers), donc à votre place, je ne prendrais pas le risque. Pour la liste des bases de lancements, et les dates de lancements dans le monde, je vous conseille le site www.destination-orbite.net qui recense toutes les informations. Pour les informations plus générales sur le KSC, vous pouvez lire mon article précédent.

Au KSC, les jours de lancements ont une ambiance particulière, différente des jours « normaux ». Il y règne une excitation proche du dernier jour avant les vacances d’été ou de concert des Stones : tout le monde retombe en enfance (encore plus que d’habitude), les geeks sortent les t-shirts Star Wars et autres Star Trek, au fur et à mesure que l’heure avance les t-shirts aux couleurs du lancement se multiplient. Certains font tranquillement la queue, assis par terre avec un pique-nique et attendent les conférences de personnes comme Bill Nye the Science Guy (sorte de Mac Lesggy Américain), ou s’installent en file indienne bien rangée devant les panneaux « rocket launch transportation » (les départs de bus vers les différents points d’observation).

img_2793

Quand je vous dis qu’on retombe en enfance ces jours-là…

Enfin, c’est vrai pour les lancements en semaine… Car ce deuxième lancement est un samedi, et ça change tout! Parking bondé, files d’attentes bien plus longues que d’habitude, et resquilleurs (j’y reviens plus tard). Mais l’ambiance reste bonne, on est aux USA, la politesse est un art de vivre, la patience une philosophie. Bon ok pas partout, mais comparé à la France, ce n’est plus un fossé, c’est les Aléoutiennes!

On en profite quand même pour visiter en attendant l’heure de départ des bus. Pour notre premier lancement, qui était aussi notre deuxième visite au Space Center, c’était l’occasion de faire les bâtiments qu’on n’avait pas eu le temps de faire la première fois : le cinéma Imax, Journey to Mars, Atlantis (bon on l’avait déjà fait, mais on le fera jamais assez!), on a même eu le temps de laisser Mini profiter un peu de l’aire de jeu pendant qu’on faisait la queue pour le bus vers le LC39 Observation Gantry.

Par contre, pour ce deuxième lancement (oui, oui, on est accros), il fallait réussir à montrer l’essentiel à un de nos amis, qui avait plutôt bien choisi son week-end pour nous rendre visite! Il a donc fallu faire tout au pas de course. On avait jugé que l’essentiel c’était Apollo/SaturnV et Atlantis, ça voulait dire prendre le bus vers Apollo/SaturnV. La navette ne se contente pas de vous y amener, votre chauffeur vous fera faire un tour rapide des principales installations, vous mettrez donc environ 45minutes. Le retour est, lui, plus rapide (environ 15minutes, mais comptez la file d’attente). Au passage, je crois que la reproduction du décollage d’Apollo 8 est mon attraction préférée! On en a profité pour pique-niquer sur la pelouse à l’extérieur du bâtiment, derrière le café, c’était très agréable : température idéale, chant des oiseaux, cris des enfants, et vue sur la Banana River. Une vraie bouffée d’air frais. Au retour, Atlantis, le Space Shop, et voilà on n’était pas franchement à l’heure pour embarquer dans le bus! Et vers le NASA Causeway, il y a beaucoup de monde, beaucoup de bus, et donc une sacrée file. Je vous en reparle dans la partie « infos pratiques ».

img_4341

Pique-nique with a view

Au rez-de-chaussée du bâtiment Atlantis, vous trouverez la présentation du satellite ou du module envoyé ce jour-là. Pour notre premier lancement, On y trouvait des informations sur la sonde Osiris-Rex, qui doit aller prendre un échantillon de l’astéroïde Benou, et le ramener sur Terre en 2023. On a donc appris que le nom « Benou » avait été choisi a la suite d’un concours. Le gagnant pensait que la sonde, une fois déployée, ressemblait à Benou, l’oiseau représentant l’âme de Râ, le Dieu Égyptien. Excellent choix à mon avis, ça donne un côté poétique à toute cette technique. On pouvait également se balader sur certaines planètes avec des casques de réalité virtuelle, plutôt cool! Vous pouvez suivre l’évolution de la mission ici.

img_0495

Pour le deuxième lancement, il s’agissait d’un satellite météo dernier cri pour la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration). Ce satellite devrait leur permettre d’avoir de meilleurs images des phénomènes météo, comme, par exemple, nos chers ouragans, mais aussi des éruptions solaires (entre autres). Pour plus d’infos, le site dédié est là.

img_0494

The Final Countdown… or maybe not?

LC39 ou NASA Causeway, à la descente du bus, ça y est, vous y êtes! Vous allez vivre un moment unique!  Au LC39, il faudra vous installer dans la tour d’observation ou sur les gradins en bas de celle-ci, en tout cas, sortir de la cour intérieure, pour voir l’aire de lancement. Au NASA Causeway, elle sera face à vous à la descente du bus. Installez vous, et profitez! Selfies, photos classiques, vidéos, prenez autant de souvenirs que possible pendant l’attente! Si le lancement se fait à l’heure prévue, vous aurez environ 30-45minutes d’attente, selon si vous arrivez par les premiers bus ou les derniers.

img_0192

Depuis la tour du LC39

img_0493

Depuis le NASA Causeway

Que vous ayez choisi le LC39 ou le Causeway, un commentateur « meuble » l’attente en vous donnant des informations sur le lancement, en répondant aux questions (en majorité celles des enfants), et en vous racontant des anecdotes rigolotes. Ça n’a pas l’air comme ça, mais il faut que le gars soit plutôt bon, parce qu’en cas de soucis, c’est lui qui vous fait patienter! Et c’était le cas pour ce deuxième lancement.

En plus des commentaires, on vous retransmet les communications de la salle de contrôle. Le chrono est lancé 4 minutes avant le décollage. A ce moment là, le silence se fait très rapidement, les photographes ont la télécommande en main, ou le doigt sur le bouton, les smartphones sont prêts, l’excitation monte.

_igp8068

Juste avant le lancement d’Osiris Rex.

Notre premier lancement a eu lieu en fin d’après-midi, peu de temps avant le coucher du soleil, avec donc un décollage en plein jour, déjà sensationnel (surtout quand on en a rêvé depuis tant d’années). Le deuxième était prévu pendant le coucher du soleil, la meilleure heure selon le commentateur, qui nous met l’eau à la bouche en nous décrivant le reflet doré du soleil couchant sur la fusée avec, en toile de fond, les teintes rosées du ciel.

IMG_4330.JPG

Coucher de soleil sur la Banana River, en attendant le lancement.

 

Mais pour ce deuxième lancement, quelques secondes après l’annonce des 4 dernières minutes, la tuile! Un problème technique sur un lanceur les oblige à retarder. L’excitation retombe à zéro, et la tension monte en flèche! Car c’est le risque, un lancement peut être annulé au tout dernier moment. Si le problème n’est pas résolu avant la fin de la fenêtre de tir, 6:42 dans ce cas, le lancement devra être reporté. On nous annonce tout d’abord un report de 30 minutes. Puis, à la fin de ces 30 minutes, un nouveau report. Le lancement devrait avoir lieu à 6:12. Puis 6:23. Il fait maintenant nuit, tant pis pour les reflets du soleil sur la fusée… L’attente est longue, beaucoup n’osent pas se déplacer de peur de ne pas entendre les informations et de ne pas être de retour à sa place pour le décollage. Moi la première, j’ai hésité un moment avant d’aller aux toilettes, et je ne vous dis même pas dans quel état j’étais quand je n’ai pas réussi à en ressortir ! Finalement, un bon coup de pied fait toujours l’affaire ! Et à mon retour, tout va bien, le lancement est confirmé ! Pour 6:39…

On nous annonce les 4 dernières minutes. Puis commence la check-list : après chaque élément, un quart de seconde de blanc, puis « check », un blanc, « check »… « check »… »check »! Un silence de plomb règne sur le Causeway. À chaque micro blanc, la tension monte un peu, mais à chaque « check », c’est l’excitation qui prend le dessus, et qui monte, un peu plus à chaque fois. Et le compte à rebours est lancé : la majorité des personnes qui nous entourent compte à l’unisson. On aperçoit l’allumage, puis une boule de feu éclaire la Banana River, et monte dans le ciel. Peu de temps après, les boosters sont largués, mais il faut bien regarder pour les voir. On continue à suivre ce point lumineux qui monte, tandis que les communications de la salle de contrôle sont toujours diffusées. Et puis voilà, ça y est…

Je ne vous cacherai pas que c’est assez rapide, et pas aussi impressionnant que ce qu’on imagine. Probablement parce que les nombreux films qu’on a tous vus nous montrent plutôt des décollages de navettes, et ça n’a rien à voir. Une navette fait vibrer le sol jusqu’à une grosse dizaine de kilomètres au moment du décollage, se voit à des centaines de kilomètres pendant les premières minutes, et surtout, les cameras sont proches de l’aire de lancement, pas vous! Mais même en sachant cela, si vous pouvez voir un décollage, allez-y!! Si vous pouvez en voir plusieurs, allez-y! Tant que j’habiterai en Floride, j’irai voir autant de lancements que possible en fonction de mon emploi du temps! C’est une expérience incroyable, différentes à chaque fois, et immanquable !

Bien sur, j’ai fait des vidéos, mais la version actuelle du blog ne me permet pas de les poster (oui, je sais, c’est nul). La nouvelle version est en préparation. En attendant, vous pouvez les retrouver sur la page Facebook.

Infos Pratiques

Les lancements sont annoncés longtemps à l’avance sur le site du KSC, souvent avec de plus en plus de précisions sur la date et l’heure au fur et à mesure que le grand moment approche.
Prévoyez impérativement d’acheter vos billets à l’avance pour ces dates, ils partent vite, en particulier pour Le LC39 Observation Gantry! En plus des touristes qui ont la chance d’être au bon endroit au bon moment, tous les space geeks du coin et les familles des employés de la NASA se donnent rendez-vous, ça fait du monde!

Vous pouvez vous contenter d’un billet pour le centre (3-11 ans $40, au-delà $50), et observer le décollage depuis l’intérieur du complexe visiteurs (il y a, par exemple, des gradins à côté du bâtiment Atlantis). Enfin, si j’ai bien compris, dans ce cas là, vous verrez le tout sur un écran géant, car les arbres vous cacheront tout le début du lancement. Pour moi cela revient à se déplacer jusqu’au stade pour regarder la finale depuis le café d’en face. Je ne vois pas l’intérêt.

Mais il existe aussi des points d’observation payants, à l’intérieur de la partie technique : à l’extérieur du bâtiment Apollo/Saturn V ($20),que nous n’avons pas encore testé, le NASA Causeway ($40) et le LC 39 Observation Gantry ($50). On vous y amène aussi en bus, avec des départs environ 2 heures avant la fenêtre de lancement, mais cette fois les bus sont dédiés au transport vers chacun des points, et ne sont accessibles qu’aux porteurs de billets « rocket launch transportation ». Ces billets sont mis en vente environ deux semaines avant les lancements sous l’onglet « VIP Launch Viewing ». Les LC39 Observation Gantry partent vite, l’emplacement est excellent et offre quelques options sympas, voire même très utiles. Pour le  Causeway, ce sera plus facile : pour ce deuxième lancement, on a pris les billets la veille au soir… Attention les départs de ces bus ne se font pas tous au fond du parc : pour le LC39, l’embarquement dans les bus se fait derrière le Rocket Garden.
Dernière info générale : la file pour sortir du parking après le décollage peut être trèèèès longue si celui-ci est en fin de journée et à l’heure de fermeture. Prévoyez jusqu’à 1h30 pour la sortie, ou restez un peu au magasin de souvenirs et attendez que le plus gros des voitures soient parties.

Les points d’observation « VIP »

LC39 Observation Gantry

C’est LE point d’observation tout confort ! Tout proche du hangar d’assemblage et de la salle de contrôle des lancements, il s’agit d’un bâtiment composé d’une tour d’observation, d’une salle climatisée et d’un magasin, le tout organisé autour d’une cours dotée de tables et bancs de pique-nique. Au pied de la tour, des gradins sont installés sur la pelouse. Les billets pour le LC 39 vous donnent droit non seulement à l’accès au bâtiment, mais aussi à un t-shirt souvenir (pensez à aller rapidement au magasin en arrivant pour trouver votre taille sans problème) et à un buffet à volonté dans la cours (burger ou hot dog, fruits, légumes, chips, boissons… la totale). Dans le minuscule magasin, vous trouverez des lunettes de soleil, chapeaux, jouets, de la crème solaire, et des lingettes anti-moustiques (mises à disposition gracieusement). Sachez quand même que si la tour est un bon point haut pour assister au décollage, vous n’y trouverez pas de sièges et vous n’entendrez pas clairement les commentaires.
Pour avoir une bonne place, essayer de prendre le premier bus, quitte à faire un peu la queue. Selon l’horaire, le dernier départ vers le centre après le décollage peut être une option sympa, qui vous permettra de profiter du coucher du soleil sur les installations. Mais prendre le premier vous ramène plus vite à votre voiture pour être dans les premiers à sortir du parking, ou rejoindre le reste du centre et profiter de la fin de la journée. A vous de faire votre choix en fonction de l’heure du décollage.

_IGP8139.jpg

Coucher de soleil sur le pas de tir du futur SLS (Space Launch System)

NASA Causeway

Moins confort, plus « champêtre », ce point d’observation est aussi sympa, mais dans une ambiance différente. Vous serez sur le bord d’une route au milieu de la Banana River, dans l’herbe. Deux ou Trois tonnelles sont installées à intervalles réguliers, sous lesquelles vous trouverez des chaises pliantes (enfin, si vous arrivez dans les premiers…). La plupart des gens amènent des chaises de camping, les autres vont se servir sur place. L’option couverture sur l’herbe est chouette aussi. A notre première visite guidée, on nous avait prévenus qu’il y avait des fourmis de feu dans l’herbe (si vous ne connaissez pas, elles portent très bien leur nom, croyez-en mes jambes), mais visiblement, soit la pelouse est traitée pour les lancements, soit elles n’apprécient pas les températures plus fraîches (oui enfin une vingtaine de degrés la nuit).

Pour la restauration, vous pouvez acheter de quoi vous sustenter à la tente « barbecue », vous trouverez aussi des boissons. Pour les toilettes, c’est en mode « festival » : toilettes de chantier, par 4, à intervalles réguliers. Visiblement, on ne sait pas s’en servir correctement en France, ou on n’a aucun respect pour celui qui passera après, parce que contrairement à ce qu’on trouverait chez nous, ici les toilettes sont nickels ! Les moustiques sont au rendez-vous, mais les employés passent au milieu du public pour distribuer des lingettes (au passage les lingettes sont à base d’huiles essentielles, et sans DEET).

Pour les bus, l’organisation est différente du LC39. Pour le LC39, les bus vous amènent, et repartent. Vous prenez celui qui vous arrange (ou celui qui vient). Au NASA Causeway, les bus restent sur place, et le principe est simple, ceux qui sont arrivés par le premier bus, repartent avec le premier bus. Avant de vous laisser descendre, votre chauffeur vous rappellera le numéro du bus dans lequel vous devez monter pour le retour. Le ton de notre chauffeur ne laissait pas entendre qu’il s’agissait d’une règle à respecter, on a donc cru qu’elle nous invitait à faire le retour avec elle parce qu’on allait bien s’amuser. Elle était clairement tombée dans la marmite de Tranxene quand elle était petite, ou avait eu une loooongue journée (je penche plutôt pour la longue journée parce que les chauffeurs du KSC sont toujours au top). Après le décollage, on a donc sauté dans le premier bus venu… et on s’est fait virer… Le bus était plein, 3 personnes sont montées, cherchant des places, sont allées voir le chauffeur qui a annoncé au micro que 3 personnes à bord ne devaient pas être là. Bonjour l’affiche!! Enfin on était quand même pas les seuls à redescendre (on se défend comme on peut…).

Voilà : deux ambiances plutôt différentes, deux excellents points de vue (même si j’ai trouvé que le NASA Causeway était plus dégagé car au bord de l’eau. Si le lancement se fait vers l’heure du repas, le LC 39 et son buffet à volonté peuvent vite devenir rentables. On n’a rien mangé au NASA Causeway, mais pour vous donner une idée, la Bud Light était à $5 la bouteille (et si vous connaissez le goût de la Bud Light, vous savez que ça ne les vaut pas).

Et avec Bébé ?

Pour la partie « Visitor Complex », encore une fois, les infos sont dans mon article précédent.

Pour les lancements, si vous choisissez le LC39, le site est adapté aux handicapés (il est « wheelchair accessible »), cela veut dire qu’on vous acceptera avec une poussette (ou plusieurs), qui sera mise dans la soute du bus le temps du trajet. La tour d’observation, elle, est dotée d’escaliers, mais aussi d’ascenseurs. Je n’ai pas eu besoin de changer la couche de Mini (on n’est restés qu’une heure et demi sur place), donc je n’ai pas pu vérifier s’il y avait des toilettes « familles ». Le mieux est certainement de prendre les devants et de s’en occuper avant de monter dans le bus. Je sais, on peut avoir des surprises! Mais si vous avez un sac à langer, personne ne vous en voudra de changer bébé sur la pelouse ou sur un banc.

Pour le NASA Causeway : je vous ai parlé de resquilleurs un peu plus haut. Oui, on aurait pu croire que je parlais de nous avec cette histoire d’erreur de bus. En fait, je vais vous parler poussette. Et là je vous ai perdus, mais continuez à lire, promis ça va devenir plus clair. Pour le NASA Causeway, les poussettes ne sont pas acceptées, même en insistant et en montrant que la vôtre n’est pas encombrante une fois pliée (bon elle l’est un peu, ok). Il faudra donc la laisser dans l’espace poussette avant de faire la queue pour monter dans le bus (et ça peut être long). Arrivés dans la file d’attente, avec chacun un sac à dos, mon énorme sac à main rempli de tout ce qu’on pensait laisser dans la poussette, le sac à langer, et Mini dans les bras (heureusement on était 3 adultes), je m’aperçois que les poussettes pliées c’est non, mais le matériel de camping ça passe. Bon. Puis j’en vois quelques uns avec la poussette à la main, sur le dos, voire même la poussette (plutôt balaise) et la nacelle. Alors j’ai fait ma française : j’ai râlé ! Je suis allée voir le premier employé venu, à qui j’ai exposé mon problème : pourquoi eux ont leur poussette, et pas moi? Réponse : « they’re not supposed to. » (Ils n’étaient pas censés la prendre). La prochaine fois, je resquille aussi! Cocorico!

Toujours pour le Causeway, je vous ai parlé des toilettes style « festival », donc vous l’avez compris : pas de plan à langer! Mon conseil, d’après mon vécu, et celui d’Alice, qui a accepté de contribuer à cette partie de l’article : un porte bébé ou autre écharpe pour remplacer la poussette (et là je fais la maline mais je l’ai oublié, les deux fois), une grande couverture, et un sac à langer bien garni, parce que pour le coup, c’est sûr, si vous avez besoin, ce sera sur la pelouse!

Si bébé marche, je vous conseille plutôt le NASA Causeway sur lequel il/elle aura toute la place pour se dépenser. La rivière n’est pas loin, mais côté lancement, il y a des barrières, et une rangée bien compacte de spectateurs pour fermer l’accès, et de l’autre côté il y a d’abord une rangée de voitures ou 3 rangées de bus, la route, et à nouveau de la pelouse, ça vous laisse le temps de rattraper votre coureur. Une fois que tous les bus seront arrivés, plus personne ne circule sur la route jusqu’au lancement, et vous aurez malgré tout une vue parfaitement dégagée pour surveiller les prémices du lancement tout en courant après votre athlète. Au LC39, la tour, bien entendu, c’est non, depuis la cours, on ne voit rien, et sur la pelouse, les possibilités sont assez restreintes si vous voulez éviter qu’il/elle n’aille renverser le matos photo des pros installés au pied des gradins.

Et enfin, le bruit! La principale question que je me suis posée pour notre premier lancement était : « ça va être bruyant, oui, mais à quel point? ». Et je remercie Alice de m’avoir rappelé ce point important qui peut inquiéter les jeunes parents. Sur les billets pour le LC39 ou le Causeway, vous pourrez lire quelques recommandations : penser à prendre un chapeau, de la crème solaire, une chaise pliante, de l’anti-moustique, des lunettes de soleil. Mais pour le bruit, on ne vous dit pas grand-chose. Dans le doute, pour le premier lancement, on avait pris un casque anti-bruit (oui, carrément). C’était un peu grand, mais ça tombait pil-poil sur les oreilles de Mini. En prime, ça le faisait marrer (il adore faire des chapeaux avec tout et n’importe quoi). Mais finalement, c’était inutile. Pour vous donner une idée du volume sonore, c’est un peu comme un feu d’artifice, qu’on regarderait d’un peu plus loin, sauf que le bruit est continu. Parfaitement supportable pour de petites oreilles. Surtout que c’est assez court. Vous pouvez éventuellement couvrir les oreilles de bébé avec vos mains si il/elle a peur de ce genre de bruit, mais rassurez-vous, pas besoin de casque anti-bruit! Mini avait 13 mois, la fille d’Alice 4mois, pour vous donner une idée.

img_0503

Merci à Alice (Instagram @alicedsbx) pour sa contribution à cette dernière partie! Mini a de la concurrence pour le titre de « bébé français ayant vu le plus de lancement au KSC », Mini Alice a commencé beaucoup plus tôt !

Et vous, vous avez vu un lancement? C’était comment?

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s